Autrefois : la sainte Catherine

Le 25 novembre, on fête la Sainte Catherine mais aussi les Catherinettes.

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Le prénom Catherine vient du grec « katharos », qui signifie pur.

 

LEGENDE :

Sa légende rapportée en France par le croisés, raconte qu’elle est morte vierge et martyre.

Issue d’une famille royale, très jeune, elle se passionna pour l’étude des sciences, des arts et de la philosophie, et fréquentait les poètes et les penseurs de l’illustre cité.

Sainte Catherine fut convertie par un ermite qui lui proposa comme seul époux digne de son rang Jésus Christ.

Maximien Empereur de Rome, de passage à Alexandrie, présidait une grande fête païenne, persécutait les chrétiens, Catherine s’opposa à lui.

L’ empereur lui imposa alors de s’exprimer face à une cinquantaine de philosophes convoqués pour la contrer.

Par son courage et sa détermination, Catherine sortit victorieuse de ce tournoi philosophique et convertit même ses adversaires qui périrent brûlés sur un bûcher.

Catherine refusa la demande en mariage de l’empereur, ce qui engendra sa colère.

Battue et emprisonnée, Catherine sera sauvée par le Christ qui lui apparaîtra de nouveau et lui enverra une colombe blanche pour la nourrir.

Catherine d’Alexandrie aurait subi le supplice de la roue à Alexandrie, le 25 novembre 307.

Libérée par miracle durant l’épreuve, elle fut décapitée : de sa blessure jaillit du lait au lieu du sang.

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Tableau décapitation de Ste Catherine par Lorenzi Monaco vers 1390.

De l’huile recueillie sur ses ossements furent à l’origine de guérisons miraculeuses durant plusieurs siècles.

Quelques centaines d’années plus tard, les moines d’un monastère construit au pied du Mont Sinaï, découvrirent au sommet d’une montagne voisine le corps intact d’une belle jeune femme, reconnue comme étant celui de sainte Catherine d’Alexandrie, déposée là par des anges.

Au VIe siècle, L’empereur byzantin Justinien fonde au Sinaï un monastère qui sera à partir du IXe siècle dédié à La Vierge Sainte-Catherine.

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Icône début 13ème siècle rouge et or monastère Ste Catherine.

Situé au pied du mont Moïse ce monastère fut construit par ordre de l’empereur Justinien, au dessus du Buisson Ardent entre 527 et 565.

Ste Catherine béatifiée devint la seule Sainte à qui l’Eglise décerna trois auréoles aux significations particulières :

  • La première auréole verte symbolise la connaissance.

  • la seconde rougerappelle que Sainte Catherine fut martyre,

  • la troisième auréole de couleur blanche symbolise la virginité.  

 

TRADITION :

 « Coiffer Sainte Catherine » ou les « Catherinettes »

La tradition de la Sainte Catherine remonte au Moyen âge.

À l’origine, l’expression « coiffer sainte Catherine » correspond à une pratique religieuse très ancienne.

Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d’une coiffe qui était renouvelée chaque année.

Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. Ainsi l’expression « elle va coiffer sainte Catherine » signifiait que la jeune femme en question n’avait toujours pas trouvé de mari.

Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : « Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine; mais plutôt un que pas du tout ».

AUJOURD’ HUI : 

La catherinette est toujours à l’honneur aujourd’hui mais la recherche d’un mari n’est plus vraiment d’actualité.

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Depuis 1920

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Les maisons de couture ont amplifié cet usage en organisant de vraies festivités commençant par la confection du chapeau dans les ateliers, suivies de réceptions costumées dans de grands restaurants ou hôtels ou dans les salons de la maison.

Les maisons de luxe parisiennes respectent depuis cette tradition symbole de leur vitalité créative.

La zone du monastère Sainte-Catherine du Sinaï est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2002.

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Sa bibliothèque est une des plus riches du monde, en codex et manuscrits anciens, après celle du Vatican.

Publié dans : Autrefois : société, moeurs... |le 22 novembre, 2008 |Pas de Commentaires »

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